Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 10:52

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(Lire le communiqué du ministère du commerce).


Communique : La Commission d’Ajustement des Prix des Produits Pétroliers s’est réunie à Cotonou le mardi 26 avril 2011. Au cours de ses travaux, la Commission a noté pour le mois d’avril 2011, une hausse des cours de l’essence, du pétrole, du gasoil et du gaz domestique et une baisse du dollar.

 

Après examen des résultats des travaux de la Commission par le Conseil des Ministres en sa séance du mercredi 04 mai 2011, les prix à la pompe des produits pétroliers valables pour compter du jeudi 5 mai 2011 à 00 heure sont :

 

- Essence : 575 F cfa/L

- Pétrole : 540 F cfa/L

- Gasoil : 555 F cfa/L

- Mélange : 655 F cfa/L

- Gaz domestique : 690 Fcf A/Kg, soit quatre mille cent quarante (4.140) francs CFA la bouteille de 6 kg et huit mille six cent vingt cinq (8.625) francs CFA la bouteille de 12,5 kg

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 13:49

L’attente de la proclamation des résultats provisoires des élections législatives par la Commission électorale nationale autonome(Cena) ouvre la voie à toutes les spéculations possibles. Comme après l’élection présidentielle, c’est encore la presse- une certaine- qui est mise à contribution pour préparer l’opinion à accepter la victoire de la liste Fcbe... Pendant que cette « presse » entretient ce flou, la machine de la manipulation des chiffres fonctionne à plein régime. A l’instar de la présidentielle du 13 mars, les élections législatives ouvrent la voie à une période postélectorale difficile faite d’angoisse, d’incertitude et d’interrogation. Certains canards de la place, proches pour la plupart du pouvoir, publient des chiffres et proclament au gré de leurs vouloirs et de leurs accointances politiques les noms des députés. Les noms et les répartitions  de siège varient selon les journaux.  La majorité parlementaire aussi bascule dans un camp ou dans un autre  selon les journaux et les affiliations politiques.  Depuis deux jours, cette « communication postélectorale » a pris d’ampleur avec des manchettes de plusieurs journaux qui annoncent la majorité au président Boni Yayi. Surfant sur le silence de l’opposition, la mouvance présidentielle évolue progressivement dans sa volonté de créer la confusion et de préparer l’opinion à accepter sa victoire aux élections législatives. Et c’est ainsi que fonctionne la spéculation qui permet à la mouvance de se bonifier à travers des articles de presse. Parti d’un seul, le nombre de députés de la majorité présidentielle dans le Couffo, a augmenté progressivement pour atteindre deux et trois. Un des canards spéculateurs n’a pas eu froid aux yeux pour annoncer hier que l’Un ne se retrouve qu’avec deux sièges sur les six. Les Fcbe, eux, se tapent quatre sièges. Une inouïe mais surtout irréaliste au regard des chiffres de la dernière élection présidentielle du 13 mars. Dans la 15è circonscription électorale, les Fcbe passent aussi d’un siège à deux. Idem dans la 19è où elles passent de zéro à un siège. Toutes ces variations de chiffres se passent dans les journaux et n’ont visiblement aucun lien avec la réalité du terrain. Le paradoxe vient de la 15è circonscription électorale. Selon des sources dignes de foi,  l’honorable Isidore Gnonlonfoun, en tête de la liste Fcbe dans la 15è, déçu de son échec et de la faible  intention de vote obtenue dans ses fiefs Toffin de St Cécile, Ahouansori, Ladji et consorts, n’a pas hésité à déverser sa colère sur ses militants, en les traitant, dans un marché du coin, de malhonnêtes qui ont pris son argent et ses sacs de riz sans voter pour lui. Informées de la grossièreté des ces propos, certains seraient allés verser les riz devant sa porte.  Pendant qu’il s’apitoie sur son sort et s’en prend à ses militants, la communication postélectorale le fait élire député et mieux attribue deux sièges à la liste Fcbe dans cette circonscription électorale. Mais en vérité, sous ces déclarations fantaisistes de statistiques électorales se cachent bien une véritable machine de fraude et de tripatouillage de chiffre. Selon des sources concordantes, il existe bien une cellule de fraude installée au 5è étage de l’immeuble d’un ministère où on procède actuellement au changement des vrais chiffres sortis des urnes par d’autres plus favorables au pouvoir. L’insolite découverte de feuilles de dépouillement il y a quelques jours dans les rues de Cotonou est un indice fort qui renforce ces soupçons. Que Diantre va-t-on manipuler l’opinion jusqu’à ce point. Pendant ce temps, l’opposition dort et laisse faire les choses.


Marcel Zoumènou

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Elections Bénin 2011
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 11:40

La publication des résultats de la présidentielle de mars 2011, a été suivie des messages de félicitation venus de tous les horizons en direction de Boni Yayi. La France, le Danemark, l’Union Européenne, le Gabon etc… Rien qu’à se tenir aux messages dont la presse a fait écho, on se rend compte qu’à ce jour, Barack Obama le président des Etats-Unis et Faure Gnassingbé du Togo n’ont encore adressé leur message de félicitation à Boni Yayi.


Parmi les messages de félicitations adressés à Boni Yayi et diffusés par la presse ne figure ni celui de Barack Obama, ni celui de Faure Gnassingbé notre voisin immédiat. En terme clair, sur la base des déclarations relayées par la Télévision nationale, on peut affirmer que jusqu’à présent ces deux chefs d’Etat n’ont pas encore félicité Boni Yayi. Les raisons d’une telle situation ne sont pas connues. Toutefois sur la base des conjectures, on pourrait dire que ce constat est l’expression d’un malaise profond entre notre pays et ses chefs d’Etat.

Le cas Barack OBAMA

On pourrait dédouaner ce dernier par les multiples foyers de tension qui embrase le monde actuellement et auxquels la diplomatie américaine doit faire face. La crise en Syrie, le bourbier Libyen, la succession de Ben Ali en Tunisie, la transition en Egypte, les contestations au Yémen sans oublier le casse tête de la Côte d’Ivoire . De même le silence du président américain sur l’élection présidentielle du Bénin peut être analysé comme l’expression d’un mécontentement profond par rapport aux graves irrégularités observées au cours du scrutin et surtout la mauvaise gestion dont a fait preuve le régime du Docteur –Président à travers le scandale Icc-Services qui avait fait grand bruit aux Etats-Unis. Selon les américains, il est inconcevable qu’un régime soit coupable de tant de mauvaise gestion puisse être réélu à plus de 50% dès le premier tour du scrutin. Face à cette situation, la voie de sagesse conseille la retenue.

Le Cas Faure GNASSINGBE

Tout le monde sauf Faure Gnassigbé. C’est quand même surprenant de la part de ce voisin ami de vieille date de l’ancien président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) puis président de la République du Bénin. En effet, les amitiés entre les chefs d’Etat suscitent beaucoup d’interprétations. L’absence de ce dernier à la fête du cinquantenaire de notre indépendance en dit long même s’il a certes dépêché une forte délégation au Bénin pour prendre part aux manifestations compte tenu de son calendrier très chargée. Mais pourquoi tarde t-il à féliciter son frère et ami ?

Marcel NOUMON

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 14:04

Béninoises,

Béninois,

Mes chers compatriotes,

 

La Décision de la Cour Constitutionnelle en date du 30 Mars 2011 vient de clore notre combat électoral durant lequel beaucoup m’ont accompagné. Je tiens, en mon nom propre et au nom de toute ma coordination, à vous témoigner notre profonde gratitude.

 

Ce combat émaillé, pollué de dysfonctionnements et de contestations pré et post électoraux, connait son épilogue par la décision de la Cour Constitutionnelle confirmant la surprenante élection au 1er tour du Président Thomas Boni YAYI.

Au travers du recours que j’ai moi-même formulé, vous savez que la finalité proclamée par la Cour n’est pas celle que nous estimons refléter la réalité d’un scrutin respectueux des valeurs légales et démocratiques héritées de notre Conférence nationale.

 

Profondément respectueux des textes que nous nous sommes autofixés, j’accuse réception de la  décision de la Cour qui sonne le glas des contestations légales liées audit scrutin. Elle sonne aussi hélas, le glas de la crédibilité, de l’impartialité, et de l’indépendance de nos institutions impliquées dans le processus électoral.

Jamais, depuis la conférence nationale de 1990, élection présidentielle ne fut dans notre pays aussi mal organisée, aussi tronquée, aussi confisquée.

 

J’accuse réception de la décision de la Cour mais je ne peux l’accepter. Je suis aussi extrêmement préoccupé de ce qu’elle ne crée nullement l’apaisement social requis ouvertement par tous nos compatriotes aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.

 

 

 

Lorsque les générations futures nous demanderont pourquoi nous avons accepté de concourir à une élection, avec comme principal instrument de vote une LEPI truquée, nous leur répondrons que la confiance dans nos institutions nous paraissait supérieure au risque politique. Nous nous sommes trompés !!!

 

Lorsque les générations futures nous demanderont ensuite ce que nous avons fait pour protester face au détournement électoral de la volonté des électeurs, nous leur expliquerons que notre espoir dans la conscience professionnelle et patriotique de nos instances de recours était supérieur au risque de vol juridique qualifié. Nous nous sommes également trompés !!!

 

Pour ce qui est du présent, notre Constitution et les lois internationales nous permettent de marquer notre désapprobation par d’autres voies démocratiques.

 

Mes chers compatriotes, n’en doutez pas : les mêmes méthodes et les mêmes comportements d’hier produiront  demain les mêmes effets dévastateurs sur le développement du Bénin.

Car celui qui a semé de mauvaises graines ne peut prétendre à une belle récolte.

 

Chers compatriotes,

Dans le combat qui s’engage, je serai présent ! Je serai présent et je serai à l’écoute de vos problèmes, pour faire progresser notre pays et améliorer les conditions de vie des béninoises et des béninois.

 

Volontaire, disponible et déterminé, quelque soient les épreuves qui nous attendent, je serai là à vos côtés ainsi qu’avec tous les démocrates du Bénin. C’est cela même le sens de mon combat.

 

Je ne crois pas à la fatalité du déclin du Bénin ; je ne crois pas à la fatalité du recul et je ne crois pas non plus à la fatalité de la politique du pire.

 

C’est pour cela chers compatriotes, qu’il me paraît aujourd’hui impérieux et citoyen d’œuvrer pour des institutions fortes et solides au service de l’intérêt général.

 

C’est  cela qui peut donner un avenir triomphant à ce pays que nous chérissons.

 

Vive la Démocratie !

Vive le Bénin !

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 19:32

Le lundi 14 mars 2011 donc quelques heures seulement après le vote du dimanche 13 mars, Karim Chabi Sika, membre de la Cps-Lépi et député Fcbe s’est rendu dans la commune de Tchaourou. Objectif de la descente, expliquer l’absence des listes électorales et des listes d’émargement dans cette commune. Dans sa démarche consciemment ou non, Chabi Sika a fait des révélations qui viennent confirmer le désordre et les irrégularités qui ont émaillé le 1er tour du scrutin des présidentielles au Bénin... Pour lui, toutes les dispositions qui ont été prises pour que le scrutin puisse avoir lieu puisque dit-il, les listes électorales et d’émargement ont quitté la Cena en direction de Tchaourou mais n’y sont pas arrivées. Seulement l’élu Fcbe a tôt fait d’ajouter : « Ce n’est pas seulement la commune de Tchaourou qui n’a pas eu de listes électorale ou d’émargement, c’est sur toutes l’étendue du territoire national et Jusqu’à l’heure actuelle, nous ne savons pas où sont passé ces listes… ». On est bien tenté de se demander si n’est pas ces listes disparues qui sont réapparues avec les cantines sans scellé parvenues à la Cena 24 heures après le délai légal. De toutes les façons, avec les arrestations diverses, les démonstrations de bulletins pré-cachetés, d’urnes bourrées et de cantines ouvertes en cours de route, il y a un air de fraude organisée qui plane sur les résultats du camp Yayi et les aveux de Chabi Sika ajoutés aux révélations de Razaki Amouda, montrent que l’élection du dimanche dernier a été catastrophique. Ceux qui ont demandé un nouveau report n’avaient donc pas tort.

Francis Z. OKOYA

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
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