Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 19:22

Après Onigbolo dont le contrat de vente a été signé à la va-vite avec de gros montant de pot-de-vin, c’est le tour de Bénin-Télécom S.A. de tomber dans le plat comme menu au festin du diable de changement.

350milliards, c’est le montant avancé pour que l’Etat se désengage totalement de Bénin-Télécom S.A. au profit de Orange-Maroc,une des filiales nées de la défunte sinon moribonde France-Télécom. De source proche du patronat française, le Medef 50 milliards des 350 iront droit dans les poches d’un gros bonnet du changement . 50 autres au profit du patron d’une société béninoise du téléphonie mobile qui est partenariat avec Bénin-Télécom. Les 250 autres milliards serviront à rembourser les dettes séculaires de la société auprès de France-Télécom. Les caisses de l’Etat, elles, comme le dindon de la farce vont se contenter de zéro franc .

A tout cela, il faudra ajoutera une avalanche de licenciements de travailleurs de Bénin-Télécom.Car Orange-Maroc qui n’est pas une Ong vient au Bénin pour faire des affaires et pas avec un nombre pléthorique d’agents. Dès lors, il est à se poser des questions sur l’opportunité de cette vente. Voilà qui a ulcéré les députés de la présente législature opposition et mouvance comprises pour convoquer dans les jours à venir le chef de l’Etat, lui-même en personne, pour répondre de l’opportunité de cette vente.

Affaire à suivre…

Aboubakar takou

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Actualités béninoises
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 19:08

 Le gouvernement n’a pas pu se cacher trop longtemps derrière son petit doigt. Lui qui tentait de distiller dans l’opinion qu’il n’était pas informé de l’affaire Icc Service a été vite confondu. C’est en fait le limogeage du ministre Armand Zinzindohoué qui relève la vérité. Et c’est dans les causes de ce limogeage qu’on retrouve la vérité. Selon donc ces raisons, Zinzindohoué est limogé pour avoir attribué des gardes du corps policiers aux responsables de Icc Services et délivré un permis de port d’arme à l’un d’eux en l’occurrence le sieur Emile Tégbénou, chef d’agence Icc Services de Malanhoui dans la commune d’Adjarra. Alors, le fait que ce soit le ministre de l’intérieur, membre du gouvernement et patron par ailleurs des services de renseignement et de la sûreté en connivence avec les responsables de cette structure est la preuve évidente que le gouvernement est bel et bien informé de cette activité. Mieux, le gouvernement est au cœur du scandale puisqu’ayant camouflé le scandale qui se préparait à l’horizon. Il a cautionné et même entretenu cette activité inégale en donnant plus de prestige et de considération à ces acteurs d’une activité qu’on savait pourtant illégale. Qui accuser si ce n’est lui-même ? Maintenant qu’il révèle lui-même sa part de responsabilité dans cette affaire, le gouvernement n’ a qu’à l’assumer jusqu’au bout et faire tout pour que les clients spoliés soient payés.

 

Marcel Zoumènou

 

 

Journal LA NOUVELLE TRIBUNE du 8 Juillet 2010

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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 13:07

L'affaire ICC Services continue de faire des vagues. Après le procureur général près la cour d'appel de Cotonou, c’est le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique qui vient de perdre son poste avec une série de conséquences pour lui et pour l’Etat.

 

 

Le religieux Armand Zinzindohoué n’est plus depuis hier matin mercredi 07 juillet 2010, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique du Bénin. Après le Procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou, Georges Constant Amoussou, c’est son tour de répondre de son implication dans le sulfureux et brumeux dossier Icc services. La nouvelle est tombée hier comme une bombe. Parce que l’homme était vraiment inamovible. Fidèle des fidèles, Armand Zinzindohoué qui assure l’intermédiaire entre les grands pasteurs des églises évangéliques et le chef de l’Etat était au cœur de toutes les tractations politiques au sommet de l’Etat. Pour tous les Béninois, tout le monde peut être sorti du gouvernement sauf lui. Et bien d’événements l’ont prouvé. En effet, c’est à lui que le premier magistrat confie les grands rôles. Sur le terrain politique aussi, l’importance d’Armand Zinzindohoué n’est plus à démontrer. Il a également appris à répondre aux adversaires du Changement. On se souvient de ses déclarations à Adjarra en réaction à la tournée de l’Alliance ‘’Union fait la nation’’ pour présenter son candidat unique pour 2011. Mais avant, c’est sa façon de représenter le chef de l’Etat qui surprend souvent plus d’un. Et pour sa fidélité au président Yayi Boni, Monsieur ‘’la Haute autorité’’ fait partie des ministres qui auront passé un bon moment dans le gouvernement. Il a été l’un des plus écouté du système Yayi Boni. Avec tous ces atouts Armand Zinzindohoué constitue une pièce maîtresse du cercle fermé de l’appareil de l’Etat. Pour cela, il fait peur à plus d’un dans la mouvance comme dans certains milieux politiques. C’est certainement cette puissance qui lui a permis d’avoir rapidement la sympathie et l’amitié des dirigeants de Icc services avec qui on le voit assez régulièrement. Le reste en dit long. Mais, ce n’est pas le plus important. C’est plutôt la façon dont il a perdu la confiance du président Yayi Boni qui doit préoccuper. Ainsi, outre le départ de Zinzindohoué du gouvernement par la petite porte, il rappelle un peu le cas Soulé Mana Lawani qui jouissait des mêmes grâces que lui. Dès que la faute a été consommée, le président Yayi Boni n’a pas pardonné et n’a pas non plus lésiné sur les moyens pour se séparer d’eux. De plus, comme le Procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou, l’ex-ministre de l’intérieur et de la sécurité publique laisse derrière lui de nombreux mécontents. Pour s’être fait sacrifier de la même façon que le magistrat Georges Constant Amoussou, Armand Zinzindohoué se retrouve également seul face à son destin. Et très fâché, il aurait initié hier en vain un point de presse pour d’autres déclarations. Le rendez-vous avait été pris pour 20 heures avant d’être avorté. Ce qui signifie que l’homme a été très déçu et regrette sûrement son passé qui le suivra.

 

Que feront les pasteurs ?

Avec le relèvement d’Armand Zinzindohoué de son poste, il devrait s’attendre à une réaction du côté des grands pasteurs des églises évangéliques. Car, c’est sur eux qu’il fonde sa légitimité. On apprend même que ce sont ces personnalités qui intercédaient pour lui auprès du chef de l’Etat et l’ont rendu suffisamment fort dans le gouvernement. Ce soutien, ils l’ont manifesté au pasteur ministre comme ce fut le cas pour le ministre François Gbènoukpo Noudégbessi pour son retour au gouvernement au motif qu’il est blanc comme neige dans les scandales de la Cen-Sad. Armand Zinzindohoué a bénéficié de la même solidarité, l’affaire Icc services est bien différente des scandales du sommet de la Cen-Sad. Ici, ce sont des milliers d’épargnants qui ont été spoliés et qui demandent des comptes à l’Etat qui n’a pas su prendre à temps ses responsabilités.

 

Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 12:02
Qui de France Télécoms ou de Maroc Télécoms sera déclaré adjudicataire de la privatisation de Bénin Télécoms Sa ? C’est la pomme de discorde entre le ministre des Télécommunications Désiré Adadja et le directeur général de Bénin Télécoms Sa, Patrick Bénon. Compte tenu des divergences d’opinion qui entourent cette privatisation, tout porte à croire que les deux parties n’attendent que le fameux remaniement ministériel pour voir qui a raison.
 

La privatisation controversée de Bénin Télécoms Sa est rentrée dans sa phase active. Deux sociétés et pas des moindres se discutent le marché. France Télécoms Sa d’une part, et d’autre part, Maroc Télécoms. Dans son offre, France Télécoms a été claire. Elle préfère avoir un package constitué de Bénin Télécoms et Bell Bénin avec à la clé des vagues de licenciement. Dans l’offre de Maroc Télécoms, les emplois sont sauvegardés et toute fusion avec Bell Bénin est exclue. Face à ses deux propositions, on apprend de sources dignes que le choix du ministre en charge des Télécommunications Désiré Adadja porterait sur France Télécoms du fait de l’expérience de cet opérateur et de la qualité de ses services. En Côte d’Ivoire ou au Sénégal, la privatisation a connu un succès éclatant avec France Télécoms. Ce qui n’est pas le cas de Maroc Télécoms qui serait soutenu par le Dg Patrick Bénon qui, selon certaines sources, procède après quelques mois d’exploitation, à des licenciements massifs comme ce fut le cas dans certains pays de la sous région. De l’avis de nombre de cadres de Bénin Télécoms, au plan social, la meilleure option serait celle de France Télécoms. Selon eux, avec les licenciements, les employés sont sûrs de toucher à des indemnités de départ. Quant à Maroc Télécoms, ces derniers craignent le sort de leur confrère de la sous région qui ont été licenciés sans droits pour insuffisance de travail etc. Mais compte tenu de la situation politique de notre pays, on apprend que la Haute Autorité n’a pas voulu ouvrir un front social supplémentaire avec des licenciements. Ce qui favoriserait Maroc Télécoms

 

Probable victoire de Bénon sur Adadja

Une mission de Maroc Télécoms a séjourné au Bénin il y a quelques semaines et selon certaines indiscrétions, c’est cette société qui sera probablement retenue et ce, malgré le fait que le Dossier d’appel d’offre soit infructueux. Si Patrick Bénon arrivait à faire avaler cette pilule, alors il pourrait savourer ses premières victoires politiques sur Désiré Adadja. Or connaissant la Haute Autorité, cette dernière n’hésiterait pas à le nommer ministre en guise de récompense. Patrick Bénon finira t-il par avoir la peau de Désiré Adadja ? Wait and see.

 

Isabelle Ahounou

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 11:49

La passation de commandement entre le directeur général des douanes sortant, Hippolyte Djègou, et son remplaçant, Issiaka Isaac Inoussa, s’est déroulée hier à la direction générale des douanes et droits indirects, en présence du ministre des Finances, Idrissou Daouda. Les déballages de la secrétaire générale du Syndicat national des douanes du Bénin, Catherine Egoulely, sur les tares de l’administration douanière ont focalisé plus l’attention de l’assistance.

« Mon intervention, ce soir, n’est pas en fait un discours, c’est le tableau de l’état de déconfiture dans lequel se trouve cette maison depuis quelque temps, que je m’en vais essayer de peindre… ». C’est l’une des phrases fortes de la secrétaire générale du Syndicat des douanes du Bénin, Catherine Egoulety, dans une allocution qui a montré l’aggravation des tares de l’administration des douanes depuis l’arrivée au pouvoir du président Boni Yayi. Selon ses déclarations, la douane béninoise ne s’est jamais portée aussi mal. Pour étayer son argumentation, elle est revenue sur l’expression ‘’Mal gouvernance’’ avancée par le gouvernement pour démettre Hippolyte Djègou de ses fonctions. « Ma première interrogation a rapport à cela ; la mal gouvernance : les agents des douanes réunis au sein du Sydob veulent comprendre, le peuple aussi doit savoir… », a-t-elle exigé du ministre des Finances. Poursuivant son allocution, Catherine Egoulety a démonté toutes les fautes reprochées à M. Djègou. Ainsi, elle a révélé que la question des deux camions partis du port mais retrouvés vides au niveau de la recette d’Igolo est une pure invention. « Ma préoccupation était de savoir auprès du premier responsable d’Igolo si lesdits camions partis du port étaient arrivés au niveau de sa recette, chargés ou vides. Sa réponse a été oui, ils étaient arrivés chargés », a-t-elle fait savoir, avant de conclure sur ce point que lesdits camions ne se sont pas volatilisés dans la nature, dans les brousses d’Adjarra ou d’Avrankou, mais qu’ils étaient bel et bien arrivés à destination avec leur contenu. Ensuite, elle a balayé du revers de la main les supposés accords fantaisistes signés avec les entreprises de la place. Pour elle, ces genres d’accord sont régis par les faits en vigueur. C’est pourquoi, elle s’est demandé si la destruction ne s’est pas encore mise en route, puisque le tourbillon des discrédits a commencé à s’abattre sur toute la corporation. « La procédure en cas de faute, même lourde est connue, et la question que nous nous posons est de savoir si cette procédure a été suivie, s’il y a eu des demandes d’explication en bonne et due forme,  s’est-elle interrogée pour dénoncer la précipitation dans le limogeage de M. Djègou. Tirant leçons de cette affaire, elle a déclaré ceci : « Lorsqu’on a envie de se régler des comptes, n’est-il pas mieux d’être direct et d’éviter de faire de l’amalgame, de créer de l’embrouille pour mieux camoufler les choses ? Ce n’est pas bien et cela devient même gênant, voire insupportable pour les autres », avant de se demander si cela se passe de la même manière sous d’autres cieux, car selon elle, la pourriture à la douane béninoise a atteint un niveau inquiétant. Pour mieux caricaturer sa colère, elle a déclaré : « Ma déception est très grande ce soir ; six directeurs généraux en quatre ans…je crois qu’il ya un problème que je n’arrive pas encore à cerner et j’avoue que cela me dérange énormément ». Toutefois, elle a précisé que son intention n’est pas d’outrager ou détruire qui que ce soit, car son rôle est de dire la vérité et rien que la vérité.

De son côté, le directeur général des douanes sortant a présenté à son successeur les grands défis à relever. Il a fait référence à la résolution des problèmes d’insuffisance de matériels et d’agents, l’informatisation des opérations douanières et l’augmentation des recettes. Isiaka Isaac Inoussa n’entend pas décevoir le gouvernement sur la mission à lui confiée. Pour sa part, le ministre a exhorté l’administration des douanes à œuvrer pour le développement du pays.

Jules Yaovi Maoussi

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