Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 21:17
Écrit par Le Matin du 07/03/2011   

 

 

Le représentant de la Banque ouest de développement (Boad) au Bénin M. Mbeng Almame a été braqué hier aux environs de 20h. La scène s’est produite au quartier Ste Rita de Cotonou. Il n’y a pas eu de perte en vies humaines, mais le véhicule 4x4 a été emporté par les braqueurs fortement armés... Selon les témoignages de la victime, son sac contenant des documents personnels et de l’argent a été également emporté par les malfrats. D’après les mêmes sources, les individus qui ont commis le forfait ne ressemblent pas   à des bandits de grands chemins. Il n’est pas exclut que l’opération soit menée par des agents des forces de sécurité déguisés en civils. La police a ouvert une enquête.

E. Y.

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Faits divers
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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 10:25

« Il y a une atmosphère de ferveur, il y a un enthousiasme incroyable, indescriptible. Vous l’avez vu vous-mêmes. Nous souhaitons tout simplement organiser nos sympathisants et nos militants pour que cet enthousiasme se consolide dans les bureaux de vote. C’est ainsi que nous aurons effectivement la victoire qui ne tardera pas. Cela dit, je voudrais quand même énoncer les attitudes provocatrices d’un certain nombre de gens qui sont littéralement en perte de vitesse et qui, de manière gratuite, organisent des marches ou des manifestations délibérément au moment où nous avons choisi d’organiser nos meetings  ou nos réunions pratiquement aux mêmes endroits. Je trouve cela complètement indigne de ces personnes. Et je voudrais dénoncer cela de la manière la plus forte. Moi je suis un homme de paix et j’entends que tous les dirigeants de ce pays le soient. Parce que c’est dans la paix que nous pouvons construire ce pays. Ce n’est pas dans la brutalité, ni dans la provocation gratuite que cela va se faire. Je l’ai déjà dit et je le redis ici. Nous allons aux élections dans la paix. J’appelle encore une fois mes sympathisants à aller calmement à leurs occupations, à participer calmement, paisiblement à nos meetings et à éviter toutes provocations. Parce que ces provocateurs cherchent tout simplement une raison puisqu’ils ont aujourd’hui la force publique, de jeter encore une fois certains de nos militants en prison, pour empêcher les opérations électorales de se faire. J’appelle donc nos amis à rester calme. »

 

 

PAR LE MATIN

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Elections Bénin 2011 - Communauté : Elisons ABT en 2011
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 13:43

(Lire la décision de la Cour)

 

A peine le tollé né de sa dernière sortie médiatique a-t-il fini de s’estomper que Robert Dossou décide d’en rajouter aux inquiétudes et aux angoisses des uns et des autres.  Par une décision rendue hier, la Cour constitutionnelle ordonne au président de l’Assemblée nationale de désigner par cascade chaque fois un autre député pour suppléer aux secrétaires parlementaires absents et plus grave, d’installer les Cec et les Cea avec les seuls membres de la mouvance présidentielle. Par cette décision, Robert Dossou affiche son vrai visage, celui d’un militant en campagne pour Yayi.

La Cour constitutionnelle scie la branche sur laquelle elle est assise. Dans sa volonté d’en découdre avec l’Assemblée nationale, Robert Dossou et sa Cour piétinent eux-mêmes la Constitution. La décision Ep11-014 du 22 février 2011en est une parfaite illustration. Elle montre clairement la volonté d’affrontement de la Cour. Volonté d’ailleurs exprimée depuis des mois par maintes décisions pour déstabiliser une opposition parlementaire hostile à la dérive constitutionnelle. De cette décision, on peut tirer quelques conclusion. La première c’est que la Cour est décidée à ce que les élections se tiennent le 06 mars prochain, qu’importe leur qualité et les risques de trouble qu’elles peuvent générer. Cette option est d’ailleurs celle du président de la République qui reste sourd à toutes les jérémiades de l’opposition-qui marche sur la Cour- mais aussi de milliers de citoyens écartés par la Lepi-Bako. La deuxième leçon est que la Cour constitutionnelle de Robert Dossou ne reconnait pas l’Assemblée nationale comme une institution de la république, jouissant de son autonomie. C’est pourquoi dans ses «considérans», elle ne fait nullement cas de la loi organique de l’Assemblée nationale que Me Dossou et ses collègues piétinent en imposant des secrétaires parlementaires non élus par ses pairs. La troisième nous permet de voir le degré conclusion de collusion entre la Cour et la mouvance avec cette décision qui lui donne droit d’avoir le contrôle exclusif des Commissions électorales communales (Cec) et d’arrondissement (Cea). Quatrième conclusion, la Cour délibère avec trois membres sur les sept et parle d’urgence. Une première au Bénin qui montre bien que la crédibilité de l’institution importe peu à Robert Dossou et ses collègues.

 

Décision EP 11-014 du 22 février 2011

 

VU la Loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant

Constitution de la République du Bénin ;

VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31

mai 2001 ;

VU le Décret n° 94-012 du 26 janvier 1994 modifié par le

Décret n° 97-274 du 09 juin 1997 portant attributions, organisation et fonctionnement du Secrétariat Général de la Cour Constitutionnelle ;

VU le Décret n° 96-34 du 05 février 1996 portant création, organisation et fonctionnement du Greffe de la Cour Constitutionnelle ;

VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

VU la Loi n° 2009-10 du 13 mai 2009 portant organisation de recensement électoral national approfondi et établissement de la liste électorale permanente informatisée ;

VU la Loi n° 2010-33 du 07 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;

VU la Loi n° 2005-26 du 06 août 2010 portant règles particulières pour l’élection du Président de la République ;

VU le Décret n° 2011-032 du 10 février 2011 portant convocation du corps électoral pour l’élection du Président de la République ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï Monsieur Jacob ZINSOUNON en son rapport ;

Après en avoir délibéré,

 

Considérant que Madame Clémence YIMBERE DANSOU, Messieurs Théodore HOLO, Bernard Dossou DEGBOE et Zimé Yérima KORA-YAROU, Conseillers à la Cour, sont en mission à l’intérieur du pays dans le cadre de l’élection présidentielle de

mars 2011 ; que la Cour, conformément à l’article 16 précité, est habilitée à siéger et à rendre sa décision avec trois (03) de ses membres ;

 

CONTENU DU RECOURS

 

Considérant que par requête du 17 février 2011 enregistrée au Secrétariat Général de la Cour le 18 février 2011 sous le numéro 0411/036/EP, le Président de l’Assemblée Nationale saisit la Haute Juridiction d’une requête relative à la « mise en œuvre de la Décision EP 11-006 du 14 février 2011 » ;

Considérant que le requérant expose : « Par décision ci-dessus citée en référence, la Haute Juridiction a ordonné à l’Assemblée Nationale de :

1. désigner sans délai leurs Secrétaires parlementaires en remplacement des Secrétaires défaillants ;

2. faire désigner par les groupes parlementaires présents

aux séances de l’Assemblée les membres des Commissions Electorales Communales (CEC) et des Commissions Electorales d’Arrondissement (CEA) dans les proportions de nombre qui leur échoient.

En exécution de cette décision, j’ai convoqué une séance plénière ce jour jeudi 17 février 2011.

A l’ouverture de la séance à 12 heures 12 minutes, j’ai fait constater l’absence une fois encore des deux Secrétaires parlementaires avant d’inviter la plénière à prendre connaissance du contenu de la décision de la Cour Constitutionnelle.

C’est sur ces faits que le député Augustin AHOUANVOEBLA a pris la parole pour s’opposer bruyamment à la lecture de la décision de la Cour.

Le vacarme orchestré par le député AHOUANVOEBLA et ses pairs de l’opposition ne m’a pas empêché de faire la communication et d’affecter le dossier à la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme à l’effet de présenter un rapport verbal à la plénière sur les modalités de désignation des Secrétaires parlementaires ad’ hoc conformément à la décision de la Haute Juridiction. » ; qu’il développe : « Après cette première étape, la séance a été suspendue à 12 heures 27 minutes pour permettre à la Commission des Lois d’étudier le dossier.

A la reprise de la séance à 16 heures, les mêmes députés ont repris de plus belle les actions de perturbation de la plénière usant de tous les moyens pour faire le plus de bruit possible. La présentation du rapport a été néanmoins faite jusqu’à son terme. De ce rapport, et conformément aux dispositions de la décision citée supra, il ressort que la désignation des deux

Secrétaires parlementaires se fera en tenant compte de la configuration politique actuelle de l’Assemblée Nationale.

Aucune observation n’ayant été enregistrée, j’ai suspendu la séance à 16 heures 47 minutes aux fins de permettre le dépôt des candidatures. Pendant la suspension, seule la candidature de l’honorable TOSSOU Emile au poste de premier et deuxième Secrétaire parlementaire a été reçue.

A la reprise de la séance à 18 heures 45 minutes, j’ai constaté que les députés de l’opposition ont pris d’assaut le perchoir m’empêchant, ainsi que mes collaborateurs, d’accéder à nos places respectives afin de reprendre la séance. J’ai donc été contraint de suspendre définitivement les travaux sans pouvoir mettre en œuvre jusqu’à terme la décision de la Cour. » ; qu’il demande en conséquence à la Cour, « … au regard de tout ce qui précède, … de prendre les dispositions nécessaires pour permettre la poursuite du processus électoral dans les délais constitutionnels et la tenue réglementaire des séances plénières de l’Institution parlementaire. » ;

Considérant que le Président de l’Assemblée Nationale joint à sa requête « aux fins qu’il appartiendra », la candidature de l’honorable TOSSOU Emile aux postes de premier et deuxième secrétaires parlementaires de même que les listes des personnes désignées pour siéger au sein des Commissions Electorales

Communales (CEC) et des Commissions Electorales d’Arrondissement (CEA) au titre du Groupe parlementaire F.C.B.E. Démocratie et Emergence et du Groupe parlementaire Bénin Emergent, Solidarité et Progrès ;

 

ANALYSE DU RECOURS

 

Considérant qu’aux termes de l’article 114 de la Constitution :

« La Cour Constitutionnelle … est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics » ; que selon l’article 124 alinéas 2 et 3 de la Constitution :

« … Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours.

Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles. » ;

Considérant que par Décision EP 11-006 du 14 février 2011, la Cour a dit et jugé que :

- l’Assemblée Nationale désigne sans délai deux secrétaires parlementaires en remplacement des deux secrétaires défaillants ; les secrétaires ainsi désignés remplacent chaque fois en cas de besoin et ce jusqu’à la fin de la législature les secrétaires parlementaires défaillants ;

- les groupes parlementaires présents aux séances de l’Assemblée désignent les membres des Commissions

Electorales Communales et ceux des Commissions Electorales d’Arrondissement dans les proportions de nombre qui leur échoient par application de la règle proportionnelle ;

- les groupes parlementaires défaillants ont jusqu’au 24 février 2011 à minuit pour faire procéder à la désignation selon le quota qui leur revient ; passé ce délai, ils sont réputés avoir définitivement renoncé à leur prérogative ;

Considérant qu’il ressort des éléments du dossier qu’au cours de la séance plénière du jeudi 17 février 2011, les députés de la majorité, après s’être opposés à la lecture de la décision de la Cour, ont pris d’assaut le perchoir, empêchant le Président de l’Assemblée Nationale ainsi que ses collaborateurs d’accéder à leurs places et obligeant de la sorte le Président à suspendre la mise en œuvre de la Décision EP 11-006 du 14 février 2011 ; qu’en agissant comme ils l’ont fait, lesdits députés ont méconnu l’article 124 de la Constitution et se sont abstenus d’exercer leur mission, entrainant de ce fait un blocage préjudiciable au fonctionnement normal de l’Assemblée Nationale et de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) ; que conformément à l’article 114 de la Constitution précité et en raison de l’extrême urgence, il échet de dire et juger que le Président de l’Assemblée Nationale désignera d’office et chaque fois que nécessaire, un député pour assurer les fonctions de secrétaire parlementaire ; que de même, il transmettra d’office à la CENA la liste des personnes devant siéger dans les Commissions Electorales Communales (CEC) et dans les Commissions Electorales d’Arrondissement (CEA) telle qu’arrêtée par les groupes parlementaires disponibles ; que la CENA procèdera sans délai à l’installation de ces structures décentralisées ;

 

 

 

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 08:29

Armés jusqu’aux dents, des policiers, gendarmes et militaires ont empêché aux députés de l’ « Opposition » vendredi dernier, l’accès à la cour constitutionnelle suite à leur marche ; pour dénoncer l’injonction du président de la cour constitutionnelle dans les activités parlementaires.

 

 Difficile d’accéder à la cour constitutionnelle de Cotonou ; cet-après midi du vendredi. Des hommes en uniforme ont barricadé l’entrée de la cour constitutionnelle dans tous les sens. Ces éléments armés de gaz lacrymogène, matraques, et de fusils déployés sur le terrain ont refusé tout accès aux députés marcheurs de l’ « Opposition ». Scandant des cris hostiles contre le gouvernement, les présidents de l’assemblée nationale et de la cour constitutionnelle, les militants et sympathisants de l’opposition sans oublier les députés ont siégé la voie principale qui mène à la cour constitutionnelle durant des heures devant la ceinture sécuritaire.

 

 Selon l’honorable Affo Djobo, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le président de la cour constitutionnelle n’a pas le droit de s’ingérer dans les activités parlementaires. Cette attitude n’est pas prévue par le texte constitutionnel a –t- précisé. « Mathurin Nago et Robert Dossou sont responsables de ce qui se passe. Parce que Yayi veut les utiliser comme des valets pour basculer le pays. La marche doit se poursuivre en grandissement tant que les lois de la république vont continuer à être bafouées » a exprimé Affo Djobo. A en croire l’honorable André Dassoundo, il s’agit d’une grande surprise de voir une horde militaire à la cour constitutionnelle. « Nous avons écrit en bonne et dure forme pour demander une audience auprès du président de la cour constitutionnelle. Cette demande réalisée depuis 4 jours ont connu la signature de moi-même, de Jude Lodjou, Epiphane Quenum, Augustin Ahouanvoébla, et Jean Baptiste Edayé. Il s’agit pour nous de présenter au président Robert Dossou, les dysfonctionnements du processus électoral sans occulter d’échanger sur la décision, relative au remplacement des secrétaires. On n’est pas venu pour faire la guerre. Si c’est la guerre que le pouvoir veut, nous n’avons pas peur. » a fait savoir André Dassoundo. Pour l’honorable Rosine Soglo, les députés sont venus les mains nues pour parler avec Robert Dossou mais le gouvernement a préféré les matraquer par des policiers, gendarmes et militaires.

 

Afin d’inviter ses collègues à replier, Rosine Soglo a fait noter que « Les courageux membres de la cour constitutionnelle sont tous partis. Rien ne sait de les attendre. Nous y reviendrons dans les tous prochains jours » Rosine Soglo a souligné à la masse qu’un policier a osé lever la main sur elle .Il a même cassé ma canne et je l’ai maudit poursuit-elle avant de proposer que la prochaine étape sera de marcher sur la marina.

 

 

Par Rodéric Dèdègnonhou

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Elections Bénin 2011
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 08:24

               (.. « Il est à la solde de nourriture chez Yayi… »)

 

 Il y a certains jeunes qui pensent qu’après Dieu c’est Yayi. Se mettant des fois dans ces logiques, ils se permettent le luxe de menacer ouvertement les Béninois. Parmi ces citoyens se retrouve le fameux Lucien Mèdjico avec son machin de jeune turc. Hier, invité sur Carte sur table, le secrétaire de la CGTB lui a donné la réplique. « C’est un colporteur de trouble, un antiyayiste,… C’est des gens qui sont à la recherche de nourritures, ils n’ont pas d’emploi, au lieu de chercher, ils préfèrent s’agenouiller pour Yayi pour en trouver. Pour ma part, j’ai déjà averti toute ma famille et je prends le peuple béninois à témoin que Mèdjico sera responsable de ma mort… » a laissé entendre Pascal Todjinou.

 

Au cours d’une des multiples sorties médiatiques dont il a le secret, le révisionniste bon teint reconverti en ascenseur de son bourreau de 2005, pour ne pas nommer Boni Yayi, a mis les pieds dans les plats. Lucien Mèdjico, pour mieux vendre le label Yayi, s’est autorisé quelques excès qu’il convient de déprécier avec la dernière rigueur. En effet, dans ses envolées lyriques, Mèdjico pour soutenir Yayi, menace toute la classe politique et les syndicalistes. C’est là une malhonnêteté politique. Lucien Mèdjico est en effet très mal placé pour critiquer n’importe qui dans ce pays. Il oublie certainement son attachement forcé à Yayi ce jour. Plusieurs observateurs politiques nous concèderont que si cela ne tient qu’au patron des jeunes Turcs, Boni Yayi ne viendra pas au pouvoir en 2006

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
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