Politique béninoise

Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 10:52

sonacop.jpg

(Lire le communiqué du ministère du commerce).


Communique : La Commission d’Ajustement des Prix des Produits Pétroliers s’est réunie à Cotonou le mardi 26 avril 2011. Au cours de ses travaux, la Commission a noté pour le mois d’avril 2011, une hausse des cours de l’essence, du pétrole, du gasoil et du gaz domestique et une baisse du dollar.

 

Après examen des résultats des travaux de la Commission par le Conseil des Ministres en sa séance du mercredi 04 mai 2011, les prix à la pompe des produits pétroliers valables pour compter du jeudi 5 mai 2011 à 00 heure sont :

 

- Essence : 575 F cfa/L

- Pétrole : 540 F cfa/L

- Gasoil : 555 F cfa/L

- Mélange : 655 F cfa/L

- Gaz domestique : 690 Fcf A/Kg, soit quatre mille cent quarante (4.140) francs CFA la bouteille de 6 kg et huit mille six cent vingt cinq (8.625) francs CFA la bouteille de 12,5 kg

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 11:40

La publication des résultats de la présidentielle de mars 2011, a été suivie des messages de félicitation venus de tous les horizons en direction de Boni Yayi. La France, le Danemark, l’Union Européenne, le Gabon etc… Rien qu’à se tenir aux messages dont la presse a fait écho, on se rend compte qu’à ce jour, Barack Obama le président des Etats-Unis et Faure Gnassingbé du Togo n’ont encore adressé leur message de félicitation à Boni Yayi.


Parmi les messages de félicitations adressés à Boni Yayi et diffusés par la presse ne figure ni celui de Barack Obama, ni celui de Faure Gnassingbé notre voisin immédiat. En terme clair, sur la base des déclarations relayées par la Télévision nationale, on peut affirmer que jusqu’à présent ces deux chefs d’Etat n’ont pas encore félicité Boni Yayi. Les raisons d’une telle situation ne sont pas connues. Toutefois sur la base des conjectures, on pourrait dire que ce constat est l’expression d’un malaise profond entre notre pays et ses chefs d’Etat.

Le cas Barack OBAMA

On pourrait dédouaner ce dernier par les multiples foyers de tension qui embrase le monde actuellement et auxquels la diplomatie américaine doit faire face. La crise en Syrie, le bourbier Libyen, la succession de Ben Ali en Tunisie, la transition en Egypte, les contestations au Yémen sans oublier le casse tête de la Côte d’Ivoire . De même le silence du président américain sur l’élection présidentielle du Bénin peut être analysé comme l’expression d’un mécontentement profond par rapport aux graves irrégularités observées au cours du scrutin et surtout la mauvaise gestion dont a fait preuve le régime du Docteur –Président à travers le scandale Icc-Services qui avait fait grand bruit aux Etats-Unis. Selon les américains, il est inconcevable qu’un régime soit coupable de tant de mauvaise gestion puisse être réélu à plus de 50% dès le premier tour du scrutin. Face à cette situation, la voie de sagesse conseille la retenue.

Le Cas Faure GNASSINGBE

Tout le monde sauf Faure Gnassigbé. C’est quand même surprenant de la part de ce voisin ami de vieille date de l’ancien président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) puis président de la République du Bénin. En effet, les amitiés entre les chefs d’Etat suscitent beaucoup d’interprétations. L’absence de ce dernier à la fête du cinquantenaire de notre indépendance en dit long même s’il a certes dépêché une forte délégation au Bénin pour prendre part aux manifestations compte tenu de son calendrier très chargée. Mais pourquoi tarde t-il à féliciter son frère et ami ?

Marcel NOUMON

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 14:04

Béninoises,

Béninois,

Mes chers compatriotes,

 

La Décision de la Cour Constitutionnelle en date du 30 Mars 2011 vient de clore notre combat électoral durant lequel beaucoup m’ont accompagné. Je tiens, en mon nom propre et au nom de toute ma coordination, à vous témoigner notre profonde gratitude.

 

Ce combat émaillé, pollué de dysfonctionnements et de contestations pré et post électoraux, connait son épilogue par la décision de la Cour Constitutionnelle confirmant la surprenante élection au 1er tour du Président Thomas Boni YAYI.

Au travers du recours que j’ai moi-même formulé, vous savez que la finalité proclamée par la Cour n’est pas celle que nous estimons refléter la réalité d’un scrutin respectueux des valeurs légales et démocratiques héritées de notre Conférence nationale.

 

Profondément respectueux des textes que nous nous sommes autofixés, j’accuse réception de la  décision de la Cour qui sonne le glas des contestations légales liées audit scrutin. Elle sonne aussi hélas, le glas de la crédibilité, de l’impartialité, et de l’indépendance de nos institutions impliquées dans le processus électoral.

Jamais, depuis la conférence nationale de 1990, élection présidentielle ne fut dans notre pays aussi mal organisée, aussi tronquée, aussi confisquée.

 

J’accuse réception de la décision de la Cour mais je ne peux l’accepter. Je suis aussi extrêmement préoccupé de ce qu’elle ne crée nullement l’apaisement social requis ouvertement par tous nos compatriotes aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.

 

 

 

Lorsque les générations futures nous demanderont pourquoi nous avons accepté de concourir à une élection, avec comme principal instrument de vote une LEPI truquée, nous leur répondrons que la confiance dans nos institutions nous paraissait supérieure au risque politique. Nous nous sommes trompés !!!

 

Lorsque les générations futures nous demanderont ensuite ce que nous avons fait pour protester face au détournement électoral de la volonté des électeurs, nous leur expliquerons que notre espoir dans la conscience professionnelle et patriotique de nos instances de recours était supérieur au risque de vol juridique qualifié. Nous nous sommes également trompés !!!

 

Pour ce qui est du présent, notre Constitution et les lois internationales nous permettent de marquer notre désapprobation par d’autres voies démocratiques.

 

Mes chers compatriotes, n’en doutez pas : les mêmes méthodes et les mêmes comportements d’hier produiront  demain les mêmes effets dévastateurs sur le développement du Bénin.

Car celui qui a semé de mauvaises graines ne peut prétendre à une belle récolte.

 

Chers compatriotes,

Dans le combat qui s’engage, je serai présent ! Je serai présent et je serai à l’écoute de vos problèmes, pour faire progresser notre pays et améliorer les conditions de vie des béninoises et des béninois.

 

Volontaire, disponible et déterminé, quelque soient les épreuves qui nous attendent, je serai là à vos côtés ainsi qu’avec tous les démocrates du Bénin. C’est cela même le sens de mon combat.

 

Je ne crois pas à la fatalité du déclin du Bénin ; je ne crois pas à la fatalité du recul et je ne crois pas non plus à la fatalité de la politique du pire.

 

C’est pour cela chers compatriotes, qu’il me paraît aujourd’hui impérieux et citoyen d’œuvrer pour des institutions fortes et solides au service de l’intérêt général.

 

C’est  cela qui peut donner un avenir triomphant à ce pays que nous chérissons.

 

Vive la Démocratie !

Vive le Bénin !

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 19:32

Le lundi 14 mars 2011 donc quelques heures seulement après le vote du dimanche 13 mars, Karim Chabi Sika, membre de la Cps-Lépi et député Fcbe s’est rendu dans la commune de Tchaourou. Objectif de la descente, expliquer l’absence des listes électorales et des listes d’émargement dans cette commune. Dans sa démarche consciemment ou non, Chabi Sika a fait des révélations qui viennent confirmer le désordre et les irrégularités qui ont émaillé le 1er tour du scrutin des présidentielles au Bénin... Pour lui, toutes les dispositions qui ont été prises pour que le scrutin puisse avoir lieu puisque dit-il, les listes électorales et d’émargement ont quitté la Cena en direction de Tchaourou mais n’y sont pas arrivées. Seulement l’élu Fcbe a tôt fait d’ajouter : « Ce n’est pas seulement la commune de Tchaourou qui n’a pas eu de listes électorale ou d’émargement, c’est sur toutes l’étendue du territoire national et Jusqu’à l’heure actuelle, nous ne savons pas où sont passé ces listes… ». On est bien tenté de se demander si n’est pas ces listes disparues qui sont réapparues avec les cantines sans scellé parvenues à la Cena 24 heures après le délai légal. De toutes les façons, avec les arrestations diverses, les démonstrations de bulletins pré-cachetés, d’urnes bourrées et de cantines ouvertes en cours de route, il y a un air de fraude organisée qui plane sur les résultats du camp Yayi et les aveux de Chabi Sika ajoutés aux révélations de Razaki Amouda, montrent que l’élection du dimanche dernier a été catastrophique. Ceux qui ont demandé un nouveau report n’avaient donc pas tort.

Francis Z. OKOYA

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 13:43

(Lire la décision de la Cour)

 

A peine le tollé né de sa dernière sortie médiatique a-t-il fini de s’estomper que Robert Dossou décide d’en rajouter aux inquiétudes et aux angoisses des uns et des autres.  Par une décision rendue hier, la Cour constitutionnelle ordonne au président de l’Assemblée nationale de désigner par cascade chaque fois un autre député pour suppléer aux secrétaires parlementaires absents et plus grave, d’installer les Cec et les Cea avec les seuls membres de la mouvance présidentielle. Par cette décision, Robert Dossou affiche son vrai visage, celui d’un militant en campagne pour Yayi.

La Cour constitutionnelle scie la branche sur laquelle elle est assise. Dans sa volonté d’en découdre avec l’Assemblée nationale, Robert Dossou et sa Cour piétinent eux-mêmes la Constitution. La décision Ep11-014 du 22 février 2011en est une parfaite illustration. Elle montre clairement la volonté d’affrontement de la Cour. Volonté d’ailleurs exprimée depuis des mois par maintes décisions pour déstabiliser une opposition parlementaire hostile à la dérive constitutionnelle. De cette décision, on peut tirer quelques conclusion. La première c’est que la Cour est décidée à ce que les élections se tiennent le 06 mars prochain, qu’importe leur qualité et les risques de trouble qu’elles peuvent générer. Cette option est d’ailleurs celle du président de la République qui reste sourd à toutes les jérémiades de l’opposition-qui marche sur la Cour- mais aussi de milliers de citoyens écartés par la Lepi-Bako. La deuxième leçon est que la Cour constitutionnelle de Robert Dossou ne reconnait pas l’Assemblée nationale comme une institution de la république, jouissant de son autonomie. C’est pourquoi dans ses «considérans», elle ne fait nullement cas de la loi organique de l’Assemblée nationale que Me Dossou et ses collègues piétinent en imposant des secrétaires parlementaires non élus par ses pairs. La troisième nous permet de voir le degré conclusion de collusion entre la Cour et la mouvance avec cette décision qui lui donne droit d’avoir le contrôle exclusif des Commissions électorales communales (Cec) et d’arrondissement (Cea). Quatrième conclusion, la Cour délibère avec trois membres sur les sept et parle d’urgence. Une première au Bénin qui montre bien que la crédibilité de l’institution importe peu à Robert Dossou et ses collègues.

 

Décision EP 11-014 du 22 février 2011

 

VU la Loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant

Constitution de la République du Bénin ;

VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31

mai 2001 ;

VU le Décret n° 94-012 du 26 janvier 1994 modifié par le

Décret n° 97-274 du 09 juin 1997 portant attributions, organisation et fonctionnement du Secrétariat Général de la Cour Constitutionnelle ;

VU le Décret n° 96-34 du 05 février 1996 portant création, organisation et fonctionnement du Greffe de la Cour Constitutionnelle ;

VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

VU la Loi n° 2009-10 du 13 mai 2009 portant organisation de recensement électoral national approfondi et établissement de la liste électorale permanente informatisée ;

VU la Loi n° 2010-33 du 07 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;

VU la Loi n° 2005-26 du 06 août 2010 portant règles particulières pour l’élection du Président de la République ;

VU le Décret n° 2011-032 du 10 février 2011 portant convocation du corps électoral pour l’élection du Président de la République ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï Monsieur Jacob ZINSOUNON en son rapport ;

Après en avoir délibéré,

 

Considérant que Madame Clémence YIMBERE DANSOU, Messieurs Théodore HOLO, Bernard Dossou DEGBOE et Zimé Yérima KORA-YAROU, Conseillers à la Cour, sont en mission à l’intérieur du pays dans le cadre de l’élection présidentielle de

mars 2011 ; que la Cour, conformément à l’article 16 précité, est habilitée à siéger et à rendre sa décision avec trois (03) de ses membres ;

 

CONTENU DU RECOURS

 

Considérant que par requête du 17 février 2011 enregistrée au Secrétariat Général de la Cour le 18 février 2011 sous le numéro 0411/036/EP, le Président de l’Assemblée Nationale saisit la Haute Juridiction d’une requête relative à la « mise en œuvre de la Décision EP 11-006 du 14 février 2011 » ;

Considérant que le requérant expose : « Par décision ci-dessus citée en référence, la Haute Juridiction a ordonné à l’Assemblée Nationale de :

1. désigner sans délai leurs Secrétaires parlementaires en remplacement des Secrétaires défaillants ;

2. faire désigner par les groupes parlementaires présents

aux séances de l’Assemblée les membres des Commissions Electorales Communales (CEC) et des Commissions Electorales d’Arrondissement (CEA) dans les proportions de nombre qui leur échoient.

En exécution de cette décision, j’ai convoqué une séance plénière ce jour jeudi 17 février 2011.

A l’ouverture de la séance à 12 heures 12 minutes, j’ai fait constater l’absence une fois encore des deux Secrétaires parlementaires avant d’inviter la plénière à prendre connaissance du contenu de la décision de la Cour Constitutionnelle.

C’est sur ces faits que le député Augustin AHOUANVOEBLA a pris la parole pour s’opposer bruyamment à la lecture de la décision de la Cour.

Le vacarme orchestré par le député AHOUANVOEBLA et ses pairs de l’opposition ne m’a pas empêché de faire la communication et d’affecter le dossier à la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme à l’effet de présenter un rapport verbal à la plénière sur les modalités de désignation des Secrétaires parlementaires ad’ hoc conformément à la décision de la Haute Juridiction. » ; qu’il développe : « Après cette première étape, la séance a été suspendue à 12 heures 27 minutes pour permettre à la Commission des Lois d’étudier le dossier.

A la reprise de la séance à 16 heures, les mêmes députés ont repris de plus belle les actions de perturbation de la plénière usant de tous les moyens pour faire le plus de bruit possible. La présentation du rapport a été néanmoins faite jusqu’à son terme. De ce rapport, et conformément aux dispositions de la décision citée supra, il ressort que la désignation des deux

Secrétaires parlementaires se fera en tenant compte de la configuration politique actuelle de l’Assemblée Nationale.

Aucune observation n’ayant été enregistrée, j’ai suspendu la séance à 16 heures 47 minutes aux fins de permettre le dépôt des candidatures. Pendant la suspension, seule la candidature de l’honorable TOSSOU Emile au poste de premier et deuxième Secrétaire parlementaire a été reçue.

A la reprise de la séance à 18 heures 45 minutes, j’ai constaté que les députés de l’opposition ont pris d’assaut le perchoir m’empêchant, ainsi que mes collaborateurs, d’accéder à nos places respectives afin de reprendre la séance. J’ai donc été contraint de suspendre définitivement les travaux sans pouvoir mettre en œuvre jusqu’à terme la décision de la Cour. » ; qu’il demande en conséquence à la Cour, « … au regard de tout ce qui précède, … de prendre les dispositions nécessaires pour permettre la poursuite du processus électoral dans les délais constitutionnels et la tenue réglementaire des séances plénières de l’Institution parlementaire. » ;

Considérant que le Président de l’Assemblée Nationale joint à sa requête « aux fins qu’il appartiendra », la candidature de l’honorable TOSSOU Emile aux postes de premier et deuxième secrétaires parlementaires de même que les listes des personnes désignées pour siéger au sein des Commissions Electorales

Communales (CEC) et des Commissions Electorales d’Arrondissement (CEA) au titre du Groupe parlementaire F.C.B.E. Démocratie et Emergence et du Groupe parlementaire Bénin Emergent, Solidarité et Progrès ;

 

ANALYSE DU RECOURS

 

Considérant qu’aux termes de l’article 114 de la Constitution :

« La Cour Constitutionnelle … est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics » ; que selon l’article 124 alinéas 2 et 3 de la Constitution :

« … Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours.

Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles. » ;

Considérant que par Décision EP 11-006 du 14 février 2011, la Cour a dit et jugé que :

- l’Assemblée Nationale désigne sans délai deux secrétaires parlementaires en remplacement des deux secrétaires défaillants ; les secrétaires ainsi désignés remplacent chaque fois en cas de besoin et ce jusqu’à la fin de la législature les secrétaires parlementaires défaillants ;

- les groupes parlementaires présents aux séances de l’Assemblée désignent les membres des Commissions

Electorales Communales et ceux des Commissions Electorales d’Arrondissement dans les proportions de nombre qui leur échoient par application de la règle proportionnelle ;

- les groupes parlementaires défaillants ont jusqu’au 24 février 2011 à minuit pour faire procéder à la désignation selon le quota qui leur revient ; passé ce délai, ils sont réputés avoir définitivement renoncé à leur prérogative ;

Considérant qu’il ressort des éléments du dossier qu’au cours de la séance plénière du jeudi 17 février 2011, les députés de la majorité, après s’être opposés à la lecture de la décision de la Cour, ont pris d’assaut le perchoir, empêchant le Président de l’Assemblée Nationale ainsi que ses collaborateurs d’accéder à leurs places et obligeant de la sorte le Président à suspendre la mise en œuvre de la Décision EP 11-006 du 14 février 2011 ; qu’en agissant comme ils l’ont fait, lesdits députés ont méconnu l’article 124 de la Constitution et se sont abstenus d’exercer leur mission, entrainant de ce fait un blocage préjudiciable au fonctionnement normal de l’Assemblée Nationale et de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) ; que conformément à l’article 114 de la Constitution précité et en raison de l’extrême urgence, il échet de dire et juger que le Président de l’Assemblée Nationale désignera d’office et chaque fois que nécessaire, un député pour assurer les fonctions de secrétaire parlementaire ; que de même, il transmettra d’office à la CENA la liste des personnes devant siéger dans les Commissions Electorales Communales (CEC) et dans les Commissions Electorales d’Arrondissement (CEA) telle qu’arrêtée par les groupes parlementaires disponibles ; que la CENA procèdera sans délai à l’installation de ces structures décentralisées ;

 

 

 

Par Collectif des jeunes réformateurs - Publié dans : Politique béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés